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lundi 21 novembre 2011

Sélection de vidéos youtube 2011-11


Une fois ne sera pas coutume, voici une sélection de vidéos pour perdre son temps sur le net... J'espère que vous perdrez le vôtre comme j'ai perdu le mien.

Tout démarre lorsque je visionne cette vidéo du thème d'un film d'Ang Lee, sublime mélodie prenante et émouvante. Musique de film auto suffisante par elle-même ; elle creusera au fond de notre âme et de notre coeur pour arracher les parcelles pourries les plus enfouies. Mélodie simple à la manière de Satie, entraînante et puissante, immanquable. Je suis tout de suite parti noter le nom du titre lorsque je l'ai entendu hier sur Radio Classique. Alexandre Desplat, habitué des musiques de films, a composé cet oeuvre ainsi d'autres plus connues aux yeux des occidentaux : Harry potter, le discours d'un Roi, The Ghost Writer, et autre films à succès. Vous pouvez découvrir ses participations sur wikipédia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Desplat.



Maintenant, j'ai une envie irrésistible de voir le film... surtout qu'il y a un de mes acteurs hong kongais préféré, Tony Leung, et que d'autre part l'histoire se déroule dans une période stylistique d'une Chine occidentalisée que j'apprécie beaucoup. La musique me rappelle d'un coup celle d'Amélie Poulain, qui à bien des égards, possède quelques similitudes comme les accords (ou quelque chose comme ça) simple qui sont répétés. Plus rapide et entraînante, elle nous tire vers l'axe du temps dans une sorte de mouvement qu'on ne peut arrêter ou freiner.




Bon, j'espère vous avoir assez amadoué pour lire la suit. Voici une vidéo d'un groupe de musique avec un clip assez original sur le concept d'une civilisation constituée de machines ; la performance est visuelle plutôt que musicale. Ici les hommes sont des machines, habillés en salary-man classiques, ils bougent à la manière des mimes mais le concept est différent, ils ne miment pas le récit de l’interaction d'un homme avec des objets mais des objets eux-mêmes et particulièrement des rouages, des mécaniques industrielles ou robotiques du passé ou du futur. Ca me rappelle parfois le film de Chaplin, les Temps Modernes


Autre performance (je suis les vidéos similaires proposés par youtube), des élèves, me semblent-ils, bougent avec une parfaite synchronie à chaque ordre du meneur. Les mouvements sont parfaitement exécutes entraînant des formes géométriques en mouvement en parfaite synchronie ou des figures statiques originales. Critique de la société japonaise ou de leur système d'éducation ? Je ne le sais, mais j'aimerais avoir une armée de clones comme celle-là qui obéit promptement à chaque claquement des doigts.



La dernière vidéo que je n'arrive pas à intégrer est complètement débile. "Nuki" veut dire "grow up".
On peut résumer la vidéo par ce commentaire d'un autre spectacteur : "How the fuck did this get over 214 million views?"

samedi 7 novembre 2009

Madame Bovary


Madame Bovary de Gustave Flaubert, paru en 1857.

L'un des livres le plus connu de Gustave Flaubert avec l'éducation sentimentale.

En première, mon professeur de français ne cessait de vanter cette ouvrage, qu'il lui faisait toujours le même effet après plus de 20 relectures. J'ai eut du mal à trouver ce livre chez le libraire, confondant à chaque fois l'auteur par un autre. Au final je l'ai commandé par internet. Je tenais beaucoup à le lire parce que je désire connaître les classiques de l'époque mais surtout parce que ce livre me rappelait le Rouge et le Noir de Stendhal qui pour moi est l'un des summums des livres à pouvoir lacrymale que j'ai eut à lire.

Histoire : Emma Rouault vit une existence paisible chez son père, un riche fermier. Elle se nourrit de livres romantiques et de désirs d'évasions en espérant une existence riche en rebondissement. Lorsque que Mr Bovary arrive pour soigner la jambe de son père, elle se laisse séduire par le médecin récemment veuf. Lorsqu'ils emménagent ensemble, Madame Bovary s'ennuie de la vie paisible du médecin, elle espérait vivre des péripéties et la voilà à s'ennuyer dans la maison en attendant que le mari finisse son travail. Un jour, lorsqu'elle participa au bal organisé par un marquis, elle découvre un monde luxueux, toujours en mouvement, pleine de richesse à découvrir. Le retour à la réalité sera rude, elle gardera en souvenir un objet laissé tomber par le marquis comme souvenir, un désir inatteignable. Au retour du bal, elle souffre de dépression. Le couple déménage à Yonville et Madame Bovary parvient à trouver son existence, sa voie dans l'adultère.

L'histoire n'est pas très intéressante, on découvre tout de suite ce qu'il se passe et ce qu'il va probablement se passer. Quelques rebondissement ponctuent le scénario. Je pense qu'on ne lit pas Madame Bovary pour l'histoire d'un fait divers mais pour le style de l'auteur.

Dans un premier temps, ce qui est agréable, c'est de découvrir les lieux existants réellement qui sont décrits par Flaubert comme il existait à l'époque. Par contre, il faudra être Rouennais ou Normand pour pouvoir ressentir un léger plaisir à lire la description de quelques rue de Rouen comme la rue Eau de robec qui est l'une des plus pittoresques de cette ville. Contrairement à la description de Flaubert, le Robec, la rivière traversant la rue, est devenu souterraine remplacé par une mini rivière artificielle.

Flaubert est un des plus grands auteurs romanesques français. Ce qu'il y a de remarquable dans le livre, c'est que Flaubert arrive a retranscrire des scènes les plus banales qu'il soit et à les faire vivre et bouger plus vrai que la réalité, rien qu'avec la force des mots. "C'était la vie elle même apparue" a écrit Maupassant au sujet du livre. Il n'y ni jugements, ni orientation dramatiques dans le ton du livre, c'est le réalisme des mots qui va sortir du livre. La violence de cet affrontement est assez terrifiante, la scène où Mr Bovary rencontre Emma chez le père Raoult est assez édifiante, chaque geste provoque une tempête chez le lecteur, on est emporté par le mouvement des pieds d'Emma, de sa bouche et de son corps.

Au final, je n'ai pas accroché au fil de l'histoire, mais j'ai été subjugué par cet art.

lundi 2 février 2009

Mémoire d'éléphant


Mémoire d'éléphant de António Lobo Antunes

Premier livre d'un écrivain portugais.
Roman plutôt autobiographique racontant la vie d'un psychiatre qui perd ses repères dans la société portugaise après la séparation avec sa femme.

Son écriture est très riche, forte en images, bredouillant de détails et rempli de vocabulaire. C'est assez magnifique une telle complexité, d'arrangements lexicales qui apparaissent ici et là. On regrette qu'au début, ce style devient un peu lourd et qu'à la fin il s'efface mais c'est foisonnant, vivant très créatif.

"Sous la peau de sa nuque, les cordes de Nylon des tendons s'étiraient d'effort et le médecin pensa que c'était Fellini avait soudainement envahi un de ces beaux drames paralysés de Tchekhov dans lequel des mouettes aériennes dépérissent de chagrin contenu derrière la petite flamme vacillante d'un sourire, et, en outre, derrière la porte fermée, les aides-soignantes devaient commencer à être agitées d'obligeantes inquiétudes, l'imaginant pendu à l'élastique noir d'une jarretière."


L'histoire n'a rien d'extraordinaire ou de palpitant, on prends juste plaisir à lire l'auteur.
8/10