Mon premier Arsène Lupin ! Tout le monde en France connaît le célèbre gentilhomme cambrioleur mais peu nombreux sont ceux qui en ont lu un ! Arsène Lupin adapté, réadapté en série télévisée, en téléfilms et en films puis réinventé par le maître Miyazaki en série animée puis en film d'animation, sera un des plus célèbres personnages du XIXe à l'instar de son Némésis virtuel Sherlock Holmes !
Arsène lupin est un personnage inventé par Maurice Leblanc (né à Rouen ! Ouais ! ) au XIXe siècle. Bourgeois aussi rusé qu'intelligent, il s'en prend aux riches pour s'en remplir la panse d'une part et pour venir en aide à la veuve et l'orphelin d'autre part (surtout si la veuve est jeune et jolie, hein ! ). Il aura pour ennemi littéraire Sherlock Holmes écrit par Sir Arthur Conan Doyle; Maurice Leblanc a même eut l'audace d'écrire un Arsène Lupin contre Herlock Sholmès où il ridiculise le célèbre détective vexant par la même occasion l'auteur britannique.
Bon revenons à nos moutons, dans cet épisode Arsène va tranquillement cambrioler avec l'aide de deux complices le manoir d'un riche député mais rien ne se passe comme prévu : un serviteur présent va déranger le plan, puis il découvre un curieux bouchon de cristal que tout le monde désire... Arsène sera bien seul, ses complices semblent en savoir plus que lui sur le bouchon, ses planques seront découvertes et il tombera sur un de ses adversaires les plus coriaces : Daubrecq le député.
Avis, attentions aux spoilers !
C'est au final certainement pas le premier Arsène qu'il faudrait lire, Arsène tombe de plus en plus bas vers la défaite tous azimuts. Tous ses plans seront mis à mal, il a perdu ses relations et sera presque démasqué. Le héros tombe dans un gouffre sans fin, presque pessimiste et défaitiste; il se relèvera bien entendu à la fin mais on ne découvre pas l'Arsène Lupin qu'on croit connaître, le cambrioleur rusé que rien ne pourrait arrêter; c'est donc une autre facette du cambrioleur que dépeint Maurice Leblanc. Il aurait fallu lire les autres livres mais je suis tombé sur celui-là à cause de sa gratuité !
3.5/5
Affichage des articles dont le libellé est z Epoque Victorienne. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est z Epoque Victorienne. Afficher tous les articles
samedi 15 octobre 2011
samedi 7 novembre 2009
Madame Bovary
Madame Bovary de Gustave Flaubert, paru en 1857.
L'un des livres le plus connu de Gustave Flaubert avec l'éducation sentimentale.
En première, mon professeur de français ne cessait de vanter cette ouvrage, qu'il lui faisait toujours le même effet après plus de 20 relectures. J'ai eut du mal à trouver ce livre chez le libraire, confondant à chaque fois l'auteur par un autre. Au final je l'ai commandé par internet. Je tenais beaucoup à le lire parce que je désire connaître les classiques de l'époque mais surtout parce que ce livre me rappelait le Rouge et le Noir de Stendhal qui pour moi est l'un des summums des livres à pouvoir lacrymale que j'ai eut à lire.
Histoire : Emma Rouault vit une existence paisible chez son père, un riche fermier. Elle se nourrit de livres romantiques et de désirs d'évasions en espérant une existence riche en rebondissement. Lorsque que Mr Bovary arrive pour soigner la jambe de son père, elle se laisse séduire par le médecin récemment veuf. Lorsqu'ils emménagent ensemble, Madame Bovary s'ennuie de la vie paisible du médecin, elle espérait vivre des péripéties et la voilà à s'ennuyer dans la maison en attendant que le mari finisse son travail. Un jour, lorsqu'elle participa au bal organisé par un marquis, elle découvre un monde luxueux, toujours en mouvement, pleine de richesse à découvrir. Le retour à la réalité sera rude, elle gardera en souvenir un objet laissé tomber par le marquis comme souvenir, un désir inatteignable. Au retour du bal, elle souffre de dépression. Le couple déménage à Yonville et Madame Bovary parvient à trouver son existence, sa voie dans l'adultère.
L'histoire n'est pas très intéressante, on découvre tout de suite ce qu'il se passe et ce qu'il va probablement se passer. Quelques rebondissement ponctuent le scénario. Je pense qu'on ne lit pas Madame Bovary pour l'histoire d'un fait divers mais pour le style de l'auteur.
Dans un premier temps, ce qui est agréable, c'est de découvrir les lieux existants réellement qui sont décrits par Flaubert comme il existait à l'époque. Par contre, il faudra être Rouennais ou Normand pour pouvoir ressentir un léger plaisir à lire la description de quelques rue de Rouen comme la rue Eau de robec qui est l'une des plus pittoresques de cette ville. Contrairement à la description de Flaubert, le Robec, la rivière traversant la rue, est devenu souterraine remplacé par une mini rivière artificielle.
Flaubert est un des plus grands auteurs romanesques français. Ce qu'il y a de remarquable dans le livre, c'est que Flaubert arrive a retranscrire des scènes les plus banales qu'il soit et à les faire vivre et bouger plus vrai que la réalité, rien qu'avec la force des mots. "C'était la vie elle même apparue" a écrit Maupassant au sujet du livre. Il n'y ni jugements, ni orientation dramatiques dans le ton du livre, c'est le réalisme des mots qui va sortir du livre. La violence de cet affrontement est assez terrifiante, la scène où Mr Bovary rencontre Emma chez le père Raoult est assez édifiante, chaque geste provoque une tempête chez le lecteur, on est emporté par le mouvement des pieds d'Emma, de sa bouche et de son corps.
Au final, je n'ai pas accroché au fil de l'histoire, mais j'ai été subjugué par cet art.
dimanche 4 janvier 2009
Jonathan Strange & Mr Norrell

Livre de Susanna Clarke, ce livre a gagné le prestigieux Prix Hugo récompensant les meilleurs livres de science-fiction chaque année.
L'histoire tient place dans l'Angleterre pendant les guerres napoléoniennes peu avant le règne de la reine Victoria Ier. Un magicien praticien du nom de Mr Norrell va offrir ses services à l'Angleterre, et va permettre de reprendre l’avantage dans la guerre opposant à Napoléon. Mr Norrell fera aussi la connaissance d’un jeune magicien talentueux : Jonathan Strange en qui il va faire son disciple, jusqu'à que celui-ci décida d’étudier le savoir du Roi corbeau, un des fondateurs de la magie Anglaise dont Mr Norrell essaie de le faire disparaitre de la mémoire des hommes.
Le style de l’auteur est particulièrement plaisant et bien écrit, les protagonistes évoluent dans un univers très British où la bienséance, l’honneur, l’éducation gentlemaniesque très victorienne et la parole sont très ancrés chez les personnages (ce sont des bourgeois principalement qui vivent de rente). On s’amuse à voir les conflits très polis ou les formules de politesse presque romantique.
En profondeur : l’Angleterre s’embourbe dans la guerre contre Napoléon. Pendant ce temps, des gentilshommes, magiciens théoriciens, étudient la magie sans la pratiquer dans divers cercles de magiciens localisés dans diverses contrées comme dans le Yorkshire, un jour un nouveau magicien, Mr John Segundus, entre dans le cercle fermé des magiciens théoriciens de York et pose la question suivante :pourquoi la magie Anglaise a-t-elle disparu. Excédé par la question, le président de la confrérie, le Dr Foxcastle, répond que là n’était pas la bonne question, qu’un magicien est là pour étudier la magie créée par les aïeux comme les astronomes étudient les étoiles et n’interagissent pas avec les éléments cosmiques. Peu après John Segundus et son ami Mr Honeyfoot découvre l’existence d’un magicien non pas théoricien mais praticien possédant une très grande bibliothèque de livres DE magie (et non pas SUR la magie). Mr Norrell, magicien praticien un peu misanthrope et totalement reclus, va passer de l’ombre à la lumière. Après un exploit de magie à la cathédrale de York, il va aller à Londres pour pouvoir offrir ses services afin de faire renaître la magie Anglaise.
Les trois cent premières pages montrent l’arrivée en gros de Norrell à Londres, puis vient le tour de Jonathan Strange sur 400 autres pages jusqu’au clash entre les deux magicien qu'on attend depuis la première page 1 puisque c'est écrit derrière le bouquin. L’intrigue commence vers la page 800… Vous avez compris, malgré une écriture dans un style assez particulière possédant un charme indéniable, le roman s’étale, s’étale interminablement. On a des discussions quasi sans intérêt qui remplissent, des notes (écrites par l’auteur) qui au départ était intéressante, pour comprendre l’univers particulier, deviennent de plus en plus rédhibitoires (écrite en police 5 s’étalant sur des pages et des pages). Vers les deux tiers du bouquin, on n’a pas avancé d’un poil, et on se demande quand va réellement commencé le livre.
L’univers décrit était bien, dommage que l’auteur s’est étalé. Il y a eut beaucoup de buzz autour du livre pour rien, j’en suis l’un des premiers déçu. Les personnages super détaillés deviennent imbuvables au final, à la page 800 on attend toujours le méga retournement de situation de la mort qui tue sa maman et on l’attend toujours à la page 1100. On a comparé Susanna Clarke à la nouvelle J.K. Rowling, Time Magazine écrit que son œuvre rivalise avec celle de Tolkien, Neil Gaman, un grand monsieur de la fantasy qui a écrit Stardust entre autres (film que je vais décrire plus tard) a dit que ce livre surpassait tout ce qui a été écrit depuis 60 ans, donc exit Tolkien et cie, à la page 1144 du livre je n'ai toujours pas compris leurs enthousiasmes, j’ai fait ouf, c’était palpitant dans les 100 dernières pages mais heureusement que c’est fini. Tout ça pour ça…
5/10
Inscription à :
Articles (Atom)
