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mardi 13 mars 2012

La Tour Sombre-1, le pistolero


Stephen King , 1982.

 L'homme en noir fuyait à travers le désert, et le pistolero 
le poursuivait.

On connaît Stephen King pour Shining, pour Carrie ou pour le clown déjanté qui a fait peur à nombre d'entre nous lorsque l'on était enfant. Pour certains, Stephen King est le digne successeur de Lovecraft ; il est l'auteur de livres d'horreur fantastique à ne pas louper de la fin du XXe siècle ; et pour d'autres il est aussi le scénariste de bon nombre de film à caractère plus ou moins douteux. Quoi  qu'il soit, le seul roman que j'ai lu est Dreamcatcher et je n'ai absolument pas réussi à l'apprécier. J'ai donc retenté une nouvelle, et peut-être dernière tentative, lecture d'un de ses livres en prenant soin de choisir une de ses oeuvres les plus adulées, qui étrangement diffère du caractère horrifique caractéristique de l'auteur : la Tour Sombre. A tort ou à raison ? Nous allons le voir dans le premier tome de la série : Le Pistolero en version française.

L'écriture du cycle de la Tour Sombre s'étale sur des dizaine d'années. Cela commence comme bon nombre d'auteur fantastique dans les années 1970 par la lecture du Seigneur des Anneaux de Tolkien. King comme bon nombre d'auteur de cette époque fut influencé par le linguiste et décida de créer sa propre épopée à 19 ans. Il commença le cycle au début de sa carrière et ne le finira qu'au début du XXIe siècle. Ce sera surement un cycle qui aura marqué l'auteur tout au long de sa vie. King le décrit comme un mélange entre le Seigneur des Anneaux et un monde western spaghetti à la Sergio Leone tout en ayant des connexions avec le monde actuel... un vrai foutoir qui commence par le pistolero.


Dans un monde post-apocalyptique de far-west américain, Roland de Gilead poursuit sans répit l'Homme en Noir. Il fait partie des pistolero, une caste de tireurs d'élite censée faire régner l'ordre et la justice. Mais les temps ont changé, il est le dernier des pistolero ; ses camarades et maîtres sont tous morts il y a bien longtemps. Il ne reste d'eux que les souvenirs de son enfance et les cicatrices du passé. A travers un désert asséchant et un village menaçant, il poursuit un homme dont on ne sait que peu de choses. Certains disent que c'est un magicien, d'autres un faiseur de miracle mais la seule chose qu'on sait à coup sûr, c'est que le pistolero le poursuit afin de le tuer. L'Homme en Noir est la quête. Il fuit Roland en semant les graines de la discorde, créant le chaos dans le coeur des hommes, nuisant à la traque de Roland. Mais il ne veut pas le distancer, il laisse consciencieusement les traces de son passage. Roland sait qu'il l'attend. Mais la ville, l'église, le désert et l'homme en Noir ne sont que des étapes vers la Tour Sombre.

Livre assez mystérieux, j'avoue que je suis pas un habitué des monde far west fantastique, mais après les trois premières pages, on s'y fait à ce décor étrange, ébranlé par un monde cassé et détruit par l'inconnu. Le livre ne répond à aucune question ; il pose l'univers du pistolero à travers des flashback de son enfance et les localités visitées. La réussite de King est d'avoir su dans ce livre créer une atmosphère étrange d'apocalypse, un monde peuplé d'humains faibles d'esprit, se laissant aux pulsions primaires qui les gouvernent ; les personnages principaux sont intéressants et les secondaires le sont tout autant. C'est une très bonne découverte d'un auteur dont je n'attendais pas vraiment grand chose. Il est dommage que les livres du cycle ne soient pas constants, j'ai lu le Tome 2 et il est moyennement bon.

4/5

Source des images :
Photo 1 :  www.latoursombre.com
Photo 2 : Averain

jeudi 17 novembre 2011

Harry Potter

Harry Potter and the Philosopher's stone

It is a truth universally acknowledged, that a single man in possession of a good fortune, must be in want of a wife. [1]
Ah non, je me trompe de roman...

Once upon a time ... in a magical land of Equestria, they were two regal sisters who ruled together. [2]
Ah zut, ça ne commence pas comme ça ! On dit toujours que la première phrase est capitale pour sentir le reste du roman. Celle de Jane Austen est vraiment bien, voyons celle d'Harry Potter :
Mr and Mrs Dursley, of number four, Privet Drive were proud to say that they were perfectly normal, thank you very much.
Ah voilà !

Le premier tome d'Harry Potter. J'ai vu les films. Il me manquait les romans. Et quoi de mieux qu' Harry Potter pour pratiquer facilement l'anglais ? Pas vraiment à vrai dire... pratiquer oui , facilement non. Commençons par le commencement.

Topic
Le premier tome installe l'univers du jeune magicien. Des parents qui ne le sont pas vraiment, un monde banal et classique similaire au nôtre où tout ne tourne pas comme on le voudrait ; mais dans ce monde séculaire et désenchanté il existe des magiciens vivant à la vue et à la barbe de tous, seuls certains élus sont capables de voir et d'utiliser la magie. Harry Potter, descendant biologique de magiciens, va pouvoir entrer dans ce nouveau monde magique ; dans ce voyage initiatique à l'école des sorciers, il s'y fera des amis et des ennemis dont le célèbre Voldemort [3]. Mais faut-il vraiment résumer ce livre puisque tout le monde l'a lu ou vu ?



Review
L'histoire est simple et facile à lire. Les premiers chapitres sont plutôt intéressants et drôles avec un vocabulaire fourni et recherché ; le milieu du livre met en place l'école, les règles, les élèves et la fameuse épreuve du Quidditch. La fin du roman déroule l'intrigue jusqu'à son épilogue légèrement capillo-tracté [4]. Efficace mais difficile de trouver de quoi se mettre sous la dent lorsqu'on a déjà vu le film plusieurs fois, tout y était et rien ne manquait. C'est un livre pour l'instant intéressant pour les enfants mais j'attends de voir la suite.

Do you speak English ?
chortle, squeak, heap, hiss, jostle, sidle, screech, squeal ... L'anglais est bourré de verbes qui n'ont pas forcément d'équivalents en français. J'ai l'impression qu'ils peuvent conjuguer n'importe quel mot pour le transformer en verbe là où nous utilisons une floraison d'adverbes ou d'adjectifs. Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai cherché dans le dictionnaire un verbe qui avait pour signification "siffler" pour des utilisations différentes et quasi similaires... Le livre est particulièrement riche en vocabulaire, surtout au début du livre. Il est indéniable qu'on apprend pas mal l'anglais par ce biais mais il faudra prendre le temps de bien chercher dans son dictionnaire. Les combinaisons et le phrasé sont bien pensés mais il est dommage que l'auteur retombe vers un style simpliste vers la deuxième moitié du livre.

Conclusion
Le tome suit parfaitement le premier film ou plutôt l'inverse ! L'histoire est simple, l'univers est bien décrit mais il manque pour nous adultes les détails, la complexité et les relations d'un monde plus mature. Il est indéniable que cette série sera pour beaucoup d'enfants, un monde riche, fantastique qui les porteront dans le monde de la littérature fantastique. Mais en tant que puriste, il ne saura détrôné Lord of the Rings avec ses poèmes, ses gestes et le style plus littéraire de Tolkien.

2.5/5

PS : Il faut noter que le tome en VO est assez cher par rapport au poids en gramme. On comprend qu'elle est devenue très riche en peu de temps. J'hésite à passer en mode à vache à lait pour la suite des tomes.

[1] Pride and Prejudice, Jane Austen
[2] My Little pony : Friendship is magic (!)
[3] En Français dans le texte
[4] Spoiler  : Du point de vue des comptage des points de Gryffindor

jeudi 10 novembre 2011

Après le tremblement de terre



Recueil de nouvelles d'Haruki Murakami narrant le destin de différents personnages qui ont été touchés par le tremblement de terre de Kobe en 1995. Cette secousse ne leur a pas causé de blessures physiques mais elle a remué suffisamment chacun de ces êtres pour que leurs équilibres en soient modifiés. Chacun d'entre eux ont gardé plus ou moins longtemps un vide, un trouble qui sont apparus dans leurs vies jusqu'à ce qu'une personne vienne les secouer de nouveau dans l'autre sens pour faire redescendre le poids qui s'était logé au fond de leur coeur.

A chaque nouvelle, l'auteur décrit le destin parfois banal, parfois moins commun, de personnages qui ne nous marquent pas, ni nous éblouissent de leurs particularités. Quelques semaines après avoir lu la fin du livre, on oublie certains noms ; on se rappelle de certains personnages complètement fantaisistes mais on retient le poids, que chacun de ces personnages portait en eux, et qui se balance éternellement engendrant des coups de semonces résonnant jusqu'au fond du lecteur ; le poids est passé du personnage au lecteur, transfert de pathos aliénant, laissant un goût indélébile mais fugace sur notre langue. Murakami arrive à nous transporter vers une dimension qui nous semble si loin du nôtre mais qui parfois se cache derrière notre ombre.

5/5

A lire : un article présentant l'ouvrage bien mieux écrit que moi.
http://insideadream.free.fr/evasion_index.html

mercredi 19 octobre 2011

Série Anita Blake

Laurell K. Hamilton

Livre IV (16/10/2011)
Lunatic Café
Que de temps depuis mon premier Anita Blake ! Pourtant j'ai l'impression que c'était hier. A chaque épisode de ses aventures, le titre correspond à un lieu. Ici, un banal café où se rassemble la meute de la ville sous le contrôle du mâle alpha Marcus.

Rien de nouveau, dès les trois premiers chapitres, l'auteure met en place son scénario : 3-4 affaires à gérer simultanément ainsi que des problèmes de coeur avec son petit copain Richard. La moitié du livre se consacre à des discussions complètement futiles entre Anita et Richard; oeuvre de femme pour femme ? Ce Richard est un lycanthrope et Anita a de plus en plus de mal à l'accepter ; les babines au lit ce n'est pas terrible; quoique dans certaines situations ça pourrait peut-être aider à aller vers des plaisirs étonnants ... Pendant ce temps le maître vampire, Jean-Claude, lui fait des avances; que de beaux hommes pour la belle Anita ! En plus de ces problèmes d'importance, elle doit enquêter sur les disparitions de métamorphes, un meurtre, ainsi qu'une demande d'interview avec un rat-garou ; rien que ça !

Il est dommage qu'il y ait beaucoup trop de dialogues d'un niveau intellectuel proche du fond du gouffre ... Heureusement que l'intrigue, que l'auteure a tendance a oublié, reste toujours très accrocheur. En retirant les petites causeries, on aurait pu condenser les parties intéressantes du livre sur à peine 100 pages. Contrastant des mièvreries de mademoiselle, les phases de tensions entre Anita et certains monstres sont plutôt réussies ; par exemple lorsqu'elle se retrouve acculée face à un loup-garou trop agressif dans l'arrière salle du Lunatic Café ; la question presque cornélienne ne devient pas évidente pour le lecteur : initiative ou pas initiative [1] ? La vengeance qu'elle entreprend à la fin est aussi un pur délice qui permet au livre de sortir des codes d'un genre littéraire candy et rose bonbon. Malgré tout le livre est toujours écrit comme un vulgaire roman de gare et la question est : pourquoi donc j'achèterai le tome suivant ? Je ne sais pas mais je l'achèterai.

2.5/5


[1] Baston ou pas baston
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Livre III (1/01/2010)
Le Cirque des Damnés
Troisièmes opus des aventures d'Anita, comme d'hab. c'est le bordel dès le départ.

/!\ Spoils léger
Un groupe d'humains "anti-vampires" tente de trouver la cachette du maître de la ville, jean-claude, et compte sur Anita pour révéler son nom et sa localisation. En fuyant ces énergumènes, elle tombe sur un groupe de vampires dont le chef est vieux de plus de 700 ans. Le lendemain, elle rencontre, la personne qui est derrière Humains Contre Vampires, le groupe d'humains fanatiques : Mr Olivier qui se révèle être un vampire vieux de plus d'un million d'année. Et là le livre vire au n'importe quoi. C'est sens dessus dessous. On se demande comment Jean-Claude, un pauvre petit-vampire de 200 ans résiste à une horde de créatures ultra puissants ayant vécu depuis le berceau de l'humanité. Anita va de Charybde en scylla, et tel deus ex machina trucide 2 vampires en 2 un combo deux coups, 300 000 points de dégâts.

On arrive à une surenchère d'ennemis de plus en plus puissants, comme un gosse qui tente de crier plus fort que son petit copain pour savoir qui est plus fort que l'autre.
- Le mien, j'ai couteau en dents de requins ! et jte coupe !
- Bah moi j'ai une épée à deux mains !
- Et bah moi j'ai un pistolet ! Et ton épée, elle sert à rien !
- Et bah moi j'ai un fusil
... (X 10)
- Et bah moi j'ai un missile atomique
Le livre ne s'arrête là pas à la bombe atomique dans cette course à la super-puissance. En trois livres, on passe de Dragon Ball à Dragon Ball GT, où les héros commencent par casser des rochers et finissent par détruire des planètes avec des boules d'énergie. La fin est encore plus abrupte que le commencement : s'il fallait 3 livres pour sortir le plus puissant des vampires, il faut 2 pages pour le tuer. C'est du grand n'importe quoi.
4/10

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Livre II (26/08/2009)

Le Cadavre Rieur
Deuxième opus des aventures d'Anita Blake.
L'aventure commence sur les chapeaux de roues, Anita se voit démarcher pour réveiller un zombie multi-centenaire, nécessitant un sacrifice humain. Un super Zombie assassin sème la panique dans la ville, ce qui l'amène à rencontrer Dominga Salvador, une prêtresse vaudou qui va lui en vouloir beaucoup. Quant à Jean-Claude, le nouveau maître vampire de la ville, il désire ardemment la petite tueuse comme servante et amante. En gros, c'est le bordel et la petite Anita va se retrouver avec trois grosses affaires à résoudre en trois jours et en même temps.

Exprimé de cette manière, l'histoire a l'air kitch, très série B et SF bas de gamme mais l'auteure réussit à brasser tous ces ingrédients pour en créer un velouté exquis et glaçant. La cohérence de l'histoire, épicée par la richesse et la complexité de l'univers, rend l'atmosphère lourde, stressante et on déguste le livre sans laisser l'assiette froide.

Le personnage, Anita, est un cas particulier. Elle reste un peu moins soumise dans cette opus, elle se fait malmenée très souvent par des malabars deux fois plus costauds qu'elle (facile avec 1m60), mais ne reste pas en moins passive et elle sait morde lorsqu'il le faut, à coup de pied là ou ça fait mal et de gros calibre bien placé. Cette fragilité et cette force de l'héroïne la rend très attachante. J'aime surtout ses coups de gueules sur les habitudes sociologiques et de mode des gens un peu plus normaux. Les autres personnages sont tous aussi bien soignés : Jean Claude le vampire, plutôt discret dans cet épisode, est énigmatique et enivrant.

La maturité ressentie sur les deux premiers tomes fait que la série des Anita Blake est une œuvre à lire absolument!
9/10

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Livre I (01/2009)

Plaisirs Coupable 
Une aventure d'Anita Blake, tueuse de vampires.
Avec ce titre, on pourrait penser qu'il s'agit d'un énième livre traitant d'un vampire killer au nom d'Alucard mais il n'en est presque rien.
Les vampires sont maintenant intégrés dans la société, les hommes sont conscients et approuvent légalement leur existence ainsi que la plupart du bestiaire fantastique : loup-garous et autres monstres. Ils ont même une église : l'église de la vie éternelle seule église promettant l'immortalité et qui bien sûr est la seule pouvant la réaliser ! Anita Blake n'est pas une tueuse de vampire par passion mais mais c'est le boulot qui le veut qu'elle s'occupe des vampires renégats. Son métier principale est réanimatrice, elle relève des zombis.

L'écriture n'est pas des meilleures mais reste agréable et facile à lire. L'univers reste classique mais original dans l'approche. La chose intéressante est le rapport entre l'héroïne et les autres personnages. Elle est plutôt cynique envers le monde "mainstream", concordant avec une philosophie un peu gothique. Bien que surnommée l'exécutrice, elle reste souvent en position "soumise" par rapport aux autres. Elle craint, elle a peur et a des sueurs. Il s'établit alors un rapport dominant/dominé, Maître/servante qui s'inversant et changeant au fur et à mesure du livre ; on perçoit donc un lien bidirectionnel, presque sensuel entre le le Maitre et le servant rendant la chose beaucoup plus intéressante.

Quelques rares situations improbables, le style un peu épurée manque de puissance qui fait la force des vampires d'Anne Rice mais pour ce premier bouquin, l'histoire et l'univers sont vraiment intéressants pour qu'on (que je m') s'intéresse à la suite.

8/10

mercredi 6 avril 2011

Majesty 2


Petit jeu sympathique déniché sur Steam.

Késako ?
On peut appeler cela un Jeu de stratégie indirect. On construit des bâtiments, on pérennise notre économie, on se fait des ennemis et on embauche des héros ... qu'on ne contrôle pas ! Oui la nouveauté est que ces satanés héros, fers de lance de votre armée se contrôlent par l'intermédiaire de quêtes, de décrets, de drapeaux que vous éditez d'un simple coup de souris. Placez un point dans une zone inconnue, et un éclaireur ira explorer les nouvelles contrées, moyennement finances bien entendu...

Donj.
Quel est la similitude en un groupe de rôlistes jouant à donj et notre petit groupe de héros de Majesty 2 ? Ils sont tous vénaux, quémandant et implorant pièces sonnantes et trébuchantes pour la moindre action aussi banale, que facile. Il vous faudra fixer les prix pour chaque action, et si le montant est trop faible, aucun de vos soldats ne se bougeront le cul. Le panel des héros recrutable est classique: Guerrier, mago, voleur, prêtre et archer constitueront vos soldats de base. Ensuite certains de ces héros peuvent évoluer dans des classes évoluées et plus sympathiques. L'univers est un mélange entre Warcraft 3 et la série des Heroes of Might and Magic, un peu cartoonesque, ancré dans un monde fantastique comportant les monstres et les humanoïdes les plus basiques ainsi que les némésis judéo chrétien typiques : Démons et cie. La campagne possède une difficulté croissante qui vous tiendra en haleine une vingtaine d'heures. L'histoire, on peut l'oublier dès le premier scénario.

Mais quels bande de crétins ces PJs ! Ah non, c'est l'IA codée avec les pieds d'elephant man mais c'est presque pareil. Combien de fois, des héros niveau un foncent seuls dans un coin contenant dragon ancestraux et liches niveaux 20 ... Les drapeaux permettant de contrôler les héros sont au nombre de 4: Attaquer (boss, bâtiments, monstres), Défendre, Explorer, et Fuir permettront de défendre votre cité tout en contrôlant la carte. Ils ne fonctionnent pas très bien, parfois les ennemis détruisent un bâtiments sans qu'un héros adjacent ne bougent le petit doigt... A la fin, certains héros sont plus efficaces que d'autres: les assassins par exemple sont un bon rapport qualité/prix, pas chers et plutôt fuyards: ils prennent vite de l'expériences et meurent peu souvent à cause de leur couardise, alors que les magos sont plus puissants mais très chers (donc chers pour leurs résurrections), ils se mettent dans des situations compliqués et meurent très souvent ce qui fait que les assassins ont toujours une longueur d'avance en terme de puissance et de cheapitude.

Conclusion Au final, le jeu est sympathique et très original. On aurait aimé qu'il y ait plus de petits détails qui auraient transformer cette petite production en grand jeu : des pouvoirs de héros plus variés, pour des batailles plus épiques, une plus grande gestion économique et urbaine, un nombre plus important d'objets avec un contrôle de la production et des revenus, une intelligence plus développée, avec un système de monstres à revoir. Le jeu est sympathique, prenant, mais on imagine mieux, bien mieux ! Le potentiel est très grand et j'espère que les développeurs pourront sortir des suites plus poussées car le côté répétitif empêche de rejouer trop souvent à ce jeu.

Subjectivement 3/5, 4/5 en coup de coeur.

Quelques images disponible ici

dimanche 14 novembre 2010

Chop Suey de Livres - Novembre 2010

Kafka sur le rivage d'Haruki Murakami

On suit l'aventure d'un garçon, Kafka, qui pour fuir la prophétie de son père et s'en va loin de chez lui. En même temps, Un vieil homme simple d'esprit, Nakata, entends aussi un appel qui va l'attirer hors du quartier de ville où il était prisonnier depuis plusieurs années. Aventures initiatiques pour les deux personnages, mêlant univers réel, onirique et fantasmes des protagonistes. Entre les chats qui parlent et le colonel à moitié proxénète, on navigue dans un monde surnaturel ancré dans un monde bien réel. Les passages du livre oscillent entre la poésie, l'onirisme, et le réel qui se mélangent savoureusement. Il y a aussi quelques moments crus qui vont marquer la vie de nos protagonistes.

Le livre est plaisant à lire, je trouve quelques longueurs à certains endroits. Je pense qu'une seconde lecture peut-être nécessaire pour tirer la richesse de l'auteur.

8/10

Le Maître du Haut Chateau de Philip K. Dick

Uchronie de la seconde guerre mondiale, Roosevelt est mort précocement permettant la victoire de l'Axe sur les Alliés. Les territoires conquis sont partagés entre le Japon et l'Allemagne. Les USA sont partagés en deux. La culture est aussi transmise aux vaincus. L'utilisation du yi-King, une sorte de système pour prédire l'avenir est devenue prépondérante dans la vie quotidienne. Les américains, souffrant d'un complexe d'infériorité, essaient de s'en sortir par l'utilisation de leur patrimoine culturel, vente d'objet d'arts (Comme l'Allemagne et le Japon qui s'en sont sortis par l'économie après leurs défaites respective). On voit aussi les prémices de la création par l'intermédiaire de Frank, qui viré de l'usine de fabrication de contrefaçons, va créer de nouveaux objets d'art. Les vainqueurs eux restent cantonnés à l'utilisation du yi-king, crainte de l'avenir, d'une nouvelle guerre froide (entre Japon et Allemagne cette fois-ci).

Rare livre de K dick, où la fin est resté pour moi énigmatique avant que je lise d'autres analyses sur internet. Mais la conclusion restera toujours la même, réalité ? ou invention de l'esprit ? Après avoir compris le livre, la dimension de celui-ci s'agrandit mais on a du mal à suivre la mise en abyme des idées de l'auteur.

7/10

mardi 5 mai 2009

Freedom - Anime



Freedom est la dernière production de Katsuhiro otomo.

Ere post-apocalyptique, la terre est devenue invivable. Les terriens restants sont cantonnés dans une immense base lunaire gouverné par un système dépersonnalisant et très stricte. La moindre entorse aux règlements est sanctionnée par des heures de travaux d'intérêts. Un petit bracelet rappelle à chaque moment les devoirs et les obligations des citoyens d'Eden, la base lunaire. Le héros dont j'ai oublié le nom est un petit rebelle, il modifie ses motos, traine en bande, participe à des courses de moto pour draguer des filles jusqu'au jour où il trouve une photo qui tombe du ciel et qui semble provenir de la terre...

J'adore akira mais là ce n'est pas terrible et toc !

Commandé par Nissin, un marchand de nouilles instantanées, l'anime possède un design particulier à Otomo qui est très alléchant. Provenant d'un univers futuriste, cyberpunk, ses véhicules et ses bâtiments sont très réussis mais l'animation et l'histoire sont peu convaincantes.
D'une part, bien que les décors sont magnifiques et regorgent de détails, l'animation en 3D des personnages est mal réalisé. Les protagonistes ressemblent à des pantins désarticulés qui bougent trop vite ou trop lentement leur mimiques humaines. Le personnage montre les dents de l'apex à la racine pour exprimer l'agressivité, le défi. C'est tellement moche que c'est à tomber par terre.
D'autre part, l'histoire est sans intérêt, le héros fait n'importe quoi pour n'importe quelle raison. Tout est bon pour qu'il change d'endroit et de décor.



Au final, OAV avec un très bon design et un bon décor. Il ne manque plus que le reste du boulot.
4/10

samedi 11 avril 2009

Biscock - Incroyable mais vrai


Hancock, un super héros mal aimé rencontre un pro de de la com, philanthrope. Grâce à lui, il va devenir un héros respecté et adulé.

Le scénar. tient en deux lignes, il ne se passe rien, le film est super court et chiant à la fois. Il y a un retournement de situation à un moment qui justifie la réaction de la femme du mari qui comme dans beaucoup de films blockbuster américain est soumise et chiante (au début du film). Le déroulement est complètement absurde, pourquoi essayer de tuer un super héros avec un couteau alors qu'une kalash ne lui fait rien ?
3/10


Incredible Bulk
Nouvelle franchise, pour plus de fric à l'arrivée. Un frenchie à la barre et un nouveau blockbuster qui aura beaucoup de suites en perspective.

Ce film n'est pas la suite du premier, mais on ne recommence pas l'histoire...
"je suis le scientifique qui se promène dans la rue,je suis content et j'ai mon donuts dans la main pis je me fais attaquer par un ver de terre maléfique et je me transforme en Worman; olala mais qu'est ce qu'il m'arrive ? Eh ma copine se fait racketter par des retraités ! Nooon je peux rien faire.... Grrr pis découverte des pouvoirs de worman."


1/ Eh non ! On sait déjà qui est Hulk, le scénario très banale nous fait suivre le scientifique dans les favellas. Il est poursuivi par le général qui a participé au programme, et ce pendant tout le film qui n'est qu'une course-poursuite.
Ouf ! Pas de pleurnicheries, pas de "-qu'est-ce qu'il m'arrive ? - t'as mangé trop de flageolets ducon", on passe direct au fond du problème.
L'introduction est d'ailleurs bien réalisé, avec une musique style Immediate music (Groupe, organisation musicale)coupée par des flashs remarquablement bien fignolés. Un bon point pour Leterrier.


2/ Betty Ross la femme/copine/ex du héros est remarquablement sublime, elle ne ressemble pas aux "bouffonnes" classiques des films à grand succès américains, voir Biscotte plus haut. Elle est fragile, mais forte, charmante mais pas larmoyante pour trois sous. On la comprend, et parfois ses actions déraisonnées me paraissent complètement légitimes. Je ne sais pas si c'est la réalisation qui a permis ce prodige ou si c'est l'actrice. Hmm Liv Taylor ! J'adore ! On ne résiste pas à la charme de l'elfe qui joue remarquablement bien et qui arrive à nous toucher pour trois caramels.

3/ On observe peu de scènes bidons (sauf à la fin). Pas de foules rassemblées autour d'Hulk en cercle concentrique avec flou gaussien, lorgnant sans cligner trois cils même s'il pleut des missiles balistiques par paquets de 2^n, criant à tout va lorsqu'une tasse de thé mi-tiède, et même pas sucré ! leur arrive à la gueule. Pas de foules en liesse acclamant le super héros c'est à dire le spectateur lui-même qui tente de s'imaginer à la place de la chose verte pour avoir deux petites décharges de dopamine dans le système nerveux.

Rien ne vaut les endorphines, la drogue c'est pour les écervelés de l'aire tegmentale ventrale. Le problème c'est que je n'ai pas eut de gros frissons, voir une résilience fumeuse passé qui s'est débloqué entre temps. J'adore Arwen qui m'a finalement convaincu de son talent.

Finalement la longueur du texte vous le dira, incroyable mais vrai, j'ai bien aimé.
7/10

dimanche 4 janvier 2009

Jonathan Strange & Mr Norrell




Livre de Susanna Clarke, ce livre a gagné le prestigieux Prix Hugo récompensant les meilleurs livres de science-fiction chaque année.

L'histoire tient place dans l'Angleterre pendant les guerres napoléoniennes peu avant le règne de la reine Victoria Ier. Un magicien praticien du nom de Mr Norrell va offrir ses services à l'Angleterre, et va permettre de reprendre l’avantage dans la guerre opposant à Napoléon. Mr Norrell fera aussi la connaissance d’un jeune magicien talentueux : Jonathan Strange en qui il va faire son disciple, jusqu'à que celui-ci décida d’étudier le savoir du Roi corbeau, un des fondateurs de la magie Anglaise dont Mr Norrell essaie de le faire disparaitre de la mémoire des hommes.

Le style de l’auteur est particulièrement plaisant et bien écrit, les protagonistes évoluent dans un univers très British où la bienséance, l’honneur, l’éducation gentlemaniesque très victorienne et la parole sont très ancrés chez les personnages (ce sont des bourgeois principalement qui vivent de rente). On s’amuse à voir les conflits très polis ou les formules de politesse presque romantique.

En profondeur : l’Angleterre s’embourbe dans la guerre contre Napoléon. Pendant ce temps, des gentilshommes, magiciens théoriciens, étudient la magie sans la pratiquer dans divers cercles de magiciens localisés dans diverses contrées comme dans le Yorkshire, un jour un nouveau magicien, Mr John Segundus, entre dans le cercle fermé des magiciens théoriciens de York et pose la question suivante :pourquoi la magie Anglaise a-t-elle disparu. Excédé par la question, le président de la confrérie, le Dr Foxcastle, répond que là n’était pas la bonne question, qu’un magicien est là pour étudier la magie créée par les aïeux comme les astronomes étudient les étoiles et n’interagissent pas avec les éléments cosmiques. Peu après John Segundus et son ami Mr Honeyfoot découvre l’existence d’un magicien non pas théoricien mais praticien possédant une très grande bibliothèque de livres DE magie (et non pas SUR la magie). Mr Norrell, magicien praticien un peu misanthrope et totalement reclus, va passer de l’ombre à la lumière. Après un exploit de magie à la cathédrale de York, il va aller à Londres pour pouvoir offrir ses services afin de faire renaître la magie Anglaise.

Les trois cent premières pages montrent l’arrivée en gros de Norrell à Londres, puis vient le tour de Jonathan Strange sur 400 autres pages jusqu’au clash entre les deux magicien qu'on attend depuis la première page 1 puisque c'est écrit derrière le bouquin. L’intrigue commence vers la page 800… Vous avez compris, malgré une écriture dans un style assez particulière possédant un charme indéniable, le roman s’étale, s’étale interminablement. On a des discussions quasi sans intérêt qui remplissent, des notes (écrites par l’auteur) qui au départ était intéressante, pour comprendre l’univers particulier, deviennent de plus en plus rédhibitoires (écrite en police 5 s’étalant sur des pages et des pages). Vers les deux tiers du bouquin, on n’a pas avancé d’un poil, et on se demande quand va réellement commencé le livre.

L’univers décrit était bien, dommage que l’auteur s’est étalé. Il y a eut beaucoup de buzz autour du livre pour rien, j’en suis l’un des premiers déçu. Les personnages super détaillés deviennent imbuvables au final, à la page 800 on attend toujours le méga retournement de situation de la mort qui tue sa maman et on l’attend toujours à la page 1100. On a comparé Susanna Clarke à la nouvelle J.K. Rowling, Time Magazine écrit que son œuvre rivalise avec celle de Tolkien, Neil Gaman, un grand monsieur de la fantasy qui a écrit Stardust entre autres (film que je vais décrire plus tard) a dit que ce livre surpassait tout ce qui a été écrit depuis 60 ans, donc exit Tolkien et cie, à la page 1144 du livre je n'ai toujours pas compris leurs enthousiasmes, j’ai fait ouf, c’était palpitant dans les 100 dernières pages mais heureusement que c’est fini. Tout ça pour ça…

5/10

vendredi 2 janvier 2009

Ashura



Film japonais de yojiro takita sorti en 2005 au Japon, et plus tard en France en DVD.

Flirtant le genre chanbara, le film raconte l'histoire d' Izumo (Somegoro Ichikawa), un chasseur de démons qui a renoncé à son passé pour se consacrer au théâtre kabuki et de Tsubaki (Rie Miyazawa) une jeune fille amnésique membre d'un groupe de voleuses.
Bizan, une démone, essaie de ressuciter Ashura, la reine des démons, ensommeillée dans le corps de Tsubaki.

On assiste alors à une alternance de duels de sabres, défragmentation de démons au sang vert, ainsi qu'une intrigue amoureuse autour des deux principaux acteurs.
Les décors sans être grandiloquent, les costumes d'époques et les lumières sont vraiment somptueux.

Les seules points noirs sont les incrustations d'effets spéciaux pas totalement invisible, et le finale de l'intrigue un peu cafouillis malgré la dernière bataille magnifique dans le regard, l'expression et les sentiments des deux opposants.



A voir en V.O., japoniquement 8/10.
Pis la fille est plutôt mignonne :3.

mercredi 24 décembre 2008

13 fantômes



Ne vous fiez pas à l'affiche, film bidon

Y a un gars qui capture des fantômes qui meurent,
Pis il fait hériter son neveu et famille de sa maison,
Pis la maison est piégée et les fantômes sont libérés
Pis sont bloqués dans la maison
Pis y a un hystérique qui fait "y a des fantômes"
Pis le chef de famille, il fait "Je veux sauver ma familllllllllle"
Pis y a les réactions bidon "Je me sacrifieeee pour vousssss"
Pis y a la black, je fais des blagues, de service
Pis y a la nana qui crie, de service
Pis y a le nain de 8 ans, même po peur des couloirs du sous-sol, de service
Pis la famille est sauvée

Sinon, certains méchants ont des beau costumes,
Sinon, la maison est bien faite et son concept intéressant bien que sous exploité
Sinon, le concept des fantômes libérés à chaque "heure" intéressant mais sous exploité (aucune tension, ah ! y a un fantôme de libéré! cool... c'est quand la fin ?)
Sinon, le concept des types de fantômes cool mais sous exploité (un tueuer tueur de fantômes pourrait être marrant)
Sinon, le premier et l'avant dernier mort sont cool mais sous exploité ensuite vu que ce film s'adresse à un public large

Résultat : Aucune ambiance, du gore limité, des concepts intéressants mais sous utilisés, même po peur !
Objectivement : 4/10

dimanche 21 décembre 2008

Tropical Citron




De Jiro Matsumoto,

Comme pour Uncivilized Planet, ce manga est réservé aux personnes majeures ou matures.

Découvert avec uncivilized planet, ce manga one-shot s'inspire d'alice aux pays des merveilles dans un ton onirique.

Un Lapin pervertit les sorcières d'une petite ville pour en faire des esclaves. Un jeune photographe qui squatte chez les filles qu'il rencontre pour quelques nuits va se retrouver dans la ville magique grâce à un chauffeur de taxi conduit par un homme cheval. Il va faire la connaissance d'une fille un peu idiote et va à partir de ce moment recherché une autre fille rencontré dans ses rêves.

Ce manga est moins profond que uncivilized planet et beaucoup plus érotique, voir pornographique (pour ma défense, je suis tombé dessus par hasard ! De la même manière que Les Infortunes de la Belle au bois dormant que je vous détaillerai un autre jour, qui est un roman érotiquo-sado maso d'Anne Rice, une sorte de version américaine d'histoire d'O de Pauline Réage,que je n'ai pas lu , voir du marquis de sade)

Le dessin est bien fait et plus joli qu'uncivilized planet, il reflète bien le caractère onirique, surréaliste de certaines scènes.

7/10

Couverture d'Uncivilized planet