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mardi 31 janvier 2012

Spin

Spin


Roman Science Fiction
Robert Charles Wilson


Spin est un roman de Robert Charles Wilson, publié en 2007 en France. Il obtint le prix Hugo en 2006 et le Grand prix de l'Imaginaire en 2008.

Synopsis
Dans un futur proche, un évènement soudain coupe la Terre du reste de l'univers ; une enveloppe artificielle et opaque entoure notre planète d'une barrière aux propriétés particulières. Ce phénomène appelé Spin stupéfie la population terrienne provoquant interrogations et angoisses envers un avenir incertain. On suit principalement Tyler Dupree ainsi que ses deux amis d'enfance, Diane et Jason Lawton, dans une course pour la compréhension du Spin et de la survie de l'humanité face à la croissante dégénérescence du bon vieux Soleil ...

Dans ce livre, on accompagne les tribulations de héros mais ce n'est pas un livre d'aventure. On assiste à des découvertes scientifiques sur les propriétés du Spin mais ce n'est pas un livre de science fiction classique. C'est pour moi un livre sur les relations humaines, sur l'identité de soi, sur les rapports les uns aux autres dans un contexte de science-fiction prégnante ; c'est l'histoire d'une grande aventure humaine sur une Terre éloignée dans le temps si mais proche technologiquement et sociologiquement qu'on ne pourrait le distinguer de notre monde actuel. Et c'est dans ce monde qu'un jour apparaît le Spin, une membrane séparant métaphysiquement la terre du reste de l'univers ; une membrane perméable qui ne change pratiquement rien aux propriétés physiques terrestres ; les hommes restent des hommes et la technologie n'y est pas modifiée ; seules les étoiles demeurent invisibles pendant qu'un soleil artificiel et virtuel, indistinguable de celui de notre monde, éclaire toute la planète. Pourtant les protagonistes et les hommes vont entamer une quête du soi ; luttant pour avancer et continuer dans un monde où l'ambiance a l'air de tendre inexorablement vers l'apocalypse sans le rencontrer ni l'atteindre. Le Spin a créée une "fausse" séparation entre les coeurs des hommes, comme entre la Terre et l'espace, engendrant un certain état dépressif ; les hommes, au lieu de regarder les étoiles, se sont observés entre eux et en eux ; ils y ont vu la Mélancolie, oui ce livre est pour moi un roman sur la Mélancolie du Futur [1].

La diégèse est portée principalement par le héros Tyler Dupree, se trouvant dans le présent en 4x10^9 ap. J.-C., soit quelques années sur Terre après le Spin, Tyler étrangement malade raconte et se remémore une partie de son passé, ses souvenirs avec Diane et ceux avec Jason. Enfant, il réside dans la résidence d' E.D. Lawton, ami de son défunt père, riche et puissant industriel qui jouera un rôle important, par son lobbying, dans les décisions du pays après le Spin. Sa mère est domestique chez les Lawton ; ils vivent dans une petite maison près de la Grande maison et Tyler joue souvent avec les deux enfants et ces amitiés d'enfance créeront un lien qui durera jusqu'à la fin. L'enfance décrite n'est pas fleur bleue, c'est une histoire comme les autres dans une ambiance à l'atmosphère sereine jusqu'à la séparation. Le Spin va masquer le soleil, cacher les étoiles et faire tomber les satellites au delà de l'orbite du Spin. Cette apparition marquera la première séparation entre la Terre et l'Univers ; mais cette disjonction n'est pas que physique ; l'autre d'importance similaire sera plus affective, Tyler en grandissant va poursuivre son chemin alors que Jason et Diane vont suivre les leurs ; une séparation entre un passé bienveillant et sécurisé et un futur chancelant et angoissant ; le début de la mélancolie. C'est dans un contexte d'épopée scientifique que se développe l'épopée familiale tout aussi importante.

Couverture folio SF
Le spin
Ce livre soulèvera beaucoup d'interrogations du lecteur comme des héros : Qu'est ce que le Spin ? D'où vient-il ? Pourquoi est-il présent ? On apprend que c'est une membrane perméable et opaque protégeant, séparant et coupant la Terre du reste de l'univers par le temps et non l'espace. On peut envoyer des satellites vers l'extérieur mais ils reviennent quasi instantanément hors d'usage, consumés par l'âge. En effet, le temps s'écoule différemment lorsqu'on est à l'extérieur du Spin ; il avance beaucoup plus rapidement qu'à l'intérieur ; ce différentiel temporel est si important qu'un évènement majeur va précipiter les choses sur Terre ; le soleil vieillit beaucoup trop rapidement et son atmosphère commence à grossir jusqu'à que son manteau ardent menace d'envelopper la Terre. Le spin peut avoir plusieurs significations ;  en anglais spin peut correspondre à l'effet de rotation d'un objet ou à la propriété quantique d'une particule. Lors d'un évènement qui mettra à défaut le spin, une fugace transparence laisse entrapercevoir les traînées des étoiles, dûes au différentiel de temps, sur la voûte céleste ; les étoiles n'étant pas statiques expliquant le phénomène. Ce différentiel temporel peut s'expliquer par la relativité générale où la vitesse de rotation de la terre doit s'approcher celle de la lumière. Le spin caractérise aussi une propriété intrinsèque aux particules, ici celui-ci va s'appliquer à la Terre et aux hommes. Propriété quantique gouvernée par le principe d'incertitude d'Heisenberg [2] : Où sommes-nous ? Quel est l'avenir de l'humanité ? Les hommes sont face à une épée de Damoclès invisible et doivent s'organiser et faire des choix.

Civilisation
Jason, génie de père en fils, va poursuivre son chemin vers la compréhension scientifique du phénomène. Il rejoindra grâce à son père le groupe de scientifiques à Périhélie chargé d'une expérience de grande échelle. Tyler ira faire des études de médecine payées gracieusement par les Lawton alors que Diane se perdra dans une de ces nombreuses sectes post-Spin qui ont pullulé sur la Terre. Les relations entre les différents personnages s'articulent convenablement autour du récit ; l'histoire de l'amour refoulée entre Diane et Tyler est distillée à travers la narration qui permet de ressentir l'état de déconstruction de la civilisation à plusieurs laps de temps après le Spin. On y voit des personnes désenchantées, des sectes extrémistes mais l'apocalypse n'y est pas présent ; certains endroits sont encore des paradis, où on peut y vivre tranquillement mais une certaine mélodie trotte dans la tête, une certaine mélancolie d'un passé révolu.

Périhélie (Spoiler lire [3])
Grâce au différentiel de temps, une expérience de grande échelle a été initiée par Jason : celui de terraformer Mars pour y implanter la vie. En effet, sous le Spin, on peut observer le changement d'atmosphère, le développement d'espèces végétales à une vitesse accélérée ; et donc il est permis de voir la fin de la terraformation bien avant la fin d'une génération. L'expérience de Périhélie sera une des nombreuses tentatives de porte de sortie que les humains essaieront pour sortir de la réalité du Spin.

Conclusion
C'est un des livres que j'ai eu plaisir à lire. Je suis fan du genre épopée scientifique à travers le temps où on décrit la dimension humaine et sociologique d'une part, et la dimension scientifique et technologique d'autre part. A l'instar de ce livre, je ne peux que vous conseiller un des auteurs de la vieille génération ; Robert A. Heinlein où dans Histoire du futur et dans lequel par l'intermédiaire de plusieurs nouvelles sans liens apparent, il décrit l'histoire de la conquête de la lune puis de l'espace par l'humanité, tout en contextualisant la dimension sociologique des évolutions technologiques. Les prix écrits sur le bordereau rouge m'ont attiré l'oeil et je n'en sors pas déçu. Bien que les romans sont écrits sous une forme de Trilogie, je ne m'attendais pas à la fin du roman l'idée d'une suite. La fin, bien qu'ouverte, s'articule bien comme fin générale. Le seul bémol que je peux émettre est représenté par les passages post-martiens sur la renaissance que je trouve plutôt moins bien rendus. C'est pourquoi, je n'attends pas de lire le livre suivant, Axis, avec impatience mais j'irai quand même le lire un jour avec un très grand plaisir.

Subjectivement 4.5/5

[1] Mélancolie du futur http://www.cafardcosmique.com/La-Melancolie-du-Futur
[2] On ne peut connaître précisément la vitesse et la position d'une particule en même temps
[3] Ce paragraphe livre quelques passages clés sans révéler la majeure partie du livre








samedi 24 décembre 2011

L'Anneau Monde

L'Anneau Monde de Larry Niven est le premier tome d'une petite saga de science-fiction, qui reçut le prix Hugo en 1971.

Couverture
Louis Gridley Wu arrive à son deux centième anniversaire, ancien baroudeur et aventurier, il s’ennuie ferme sur la planète Terre. L'avantage technologique qui permet d'aller n'importe où en un instant, grâce à une cabine téléphonique, s'est retourné en une homogénéisation culturelle où tout le monde fait la même chose partout dans le monde. Pendant cette vie uniforme, il reçoit la visite d'un marionnettiste, un individu d'une race extraterrestre considérée comme disparue, celui-ci lui demande de participer à une expédition vers les mondes extérieures des limites connues humaines. Louis et Nessus le marionnettiste seront accompagnés d'une terrienne, Teela Brown, et d'un représentant d'une autre race extraterrestre plutôt agressive : les Kzins. Ensemble, ils vont visiter un objet dont les dimensions colossales feront trembler même les marionnettistes, qui sont la race la plus évoluée de l'univers connu.


Le livre, bien qu'il ait reçu le prix Hugo n'est pas le meilleur d'un point de vue scénaristique, ni d'un point de vue littéraire. La quête part vite à une exploration des plus banales, soutenue par un style pas vraiment convaincant. Malgré ces défauts, le livre est très intéressant à lire car il apporte pas mal de nouvelles idées de technologie et de sociologie de science-fiction.


Dans un premier temps, l'objet colossale fait penser aux travaux de Freeman Dyson qui s'intéressa pendant les années trente à trouver le moyen optimal de collecter l'énergie solaire. Il imagina une méga-structure connue sous le nom de sphère de Dyson permettant de collecter toute l'énergie de l'étoile ; cette sphère recouvrant la totalité du Soleil à une distance optimale de sa surface. Une version plus "réaliste" peut-être représentée par un anneau au lieu d'une sphère, ce qui est le cas de notre livre. Cette structure colossale fait rentrer le roman dans le genre BDO pour "Big Dump Object" : 2.10^30 grammes, 1250 km/s, rayon = 1UA = 1.54 x 10^8 km, superficie = 1.6.10^15 km soit trois millions de fois la superficie de la terre ... De quoi être complètement abasourdi par la dimension de l'anneau.

Une autre idée intéressante est génétique : attention spoiler du début du livre ! Une des membres de l'équipage a été choisi à cause de sa chance. A cause de la surpopulation, le nombre d'enfants est limité. Pour pouvoir procréer, un des moyens possible est de gagner à la loterie ! Et au bout de plusieurs générations, une famille, un groupe d'individus seront avantagés par hérédité à cause de la loterie (du moment qu'on accepte que la chance est génétique) d'où la présence de Teela dans l'équipage. Cette particularité entraîne des situations plutôt intéressantes que l'auteur utilise avec un peu trop de parcimonie.

Au final, nous avons un livre avec beaucoup d'atouts venant de l'imagination de l'auteur. L'histoire des différentes races, la chronologie des évènements et la dimension post-apocalyptique de civilisations disparues nous offrent un univers intéressant; il est dommage que l'auteur n'arrive pas à en tirer toute la substance à cause d'un scénario peu développé et d'un style trop léger.

3/5

lundi 22 novembre 2010

Summer Wars

Film d'animation de Mamoru Hosada sorti en France en 2010.



Synopsis :
Kenji, un lycéen banal fort en Maths va se retrouver, à cause de Natsuki, dans une fête familiale à Nagano. Pendant ce temps, une attaque informatique est dirigée contre Oz, un réseau social et administratif mondiale.

On a un film d'animation sympathique, nous entraînant dans un univers familial et frais.
Le début du film s'attarde sur les différents membres de la famille Jinnouchi et du système Oz. Ce réseau sociale correspond au Facebook du futur, regroupe tous les systèmes informatiques d'aujourd'hui en une entité. Banque, e-commerce, Jeux vidéo, système de contrôle de la circulation, des satellites, etc ... tout est regroupé sous la férule d'Oz. Le monde extérieur est inchangé, même développement technologique, même culture.
Le déroulement de l'Anime se poursuit après un hackage d'oz par un mystérieux personnage. On est entraîné du film familiale à un sauvetage du monde en règles. On y croit pas vraiment au déroulement des évènements.

L'animation est impeccable, des milliers de détails fourmillent, dans une grande fluidité. Dommage que le scénario est en dessous de la technique.

6/10

dimanche 14 novembre 2010

Chop Suey de Livres - Novembre 2010

Kafka sur le rivage d'Haruki Murakami

On suit l'aventure d'un garçon, Kafka, qui pour fuir la prophétie de son père et s'en va loin de chez lui. En même temps, Un vieil homme simple d'esprit, Nakata, entends aussi un appel qui va l'attirer hors du quartier de ville où il était prisonnier depuis plusieurs années. Aventures initiatiques pour les deux personnages, mêlant univers réel, onirique et fantasmes des protagonistes. Entre les chats qui parlent et le colonel à moitié proxénète, on navigue dans un monde surnaturel ancré dans un monde bien réel. Les passages du livre oscillent entre la poésie, l'onirisme, et le réel qui se mélangent savoureusement. Il y a aussi quelques moments crus qui vont marquer la vie de nos protagonistes.

Le livre est plaisant à lire, je trouve quelques longueurs à certains endroits. Je pense qu'une seconde lecture peut-être nécessaire pour tirer la richesse de l'auteur.

8/10

Le Maître du Haut Chateau de Philip K. Dick

Uchronie de la seconde guerre mondiale, Roosevelt est mort précocement permettant la victoire de l'Axe sur les Alliés. Les territoires conquis sont partagés entre le Japon et l'Allemagne. Les USA sont partagés en deux. La culture est aussi transmise aux vaincus. L'utilisation du yi-King, une sorte de système pour prédire l'avenir est devenue prépondérante dans la vie quotidienne. Les américains, souffrant d'un complexe d'infériorité, essaient de s'en sortir par l'utilisation de leur patrimoine culturel, vente d'objet d'arts (Comme l'Allemagne et le Japon qui s'en sont sortis par l'économie après leurs défaites respective). On voit aussi les prémices de la création par l'intermédiaire de Frank, qui viré de l'usine de fabrication de contrefaçons, va créer de nouveaux objets d'art. Les vainqueurs eux restent cantonnés à l'utilisation du yi-king, crainte de l'avenir, d'une nouvelle guerre froide (entre Japon et Allemagne cette fois-ci).

Rare livre de K dick, où la fin est resté pour moi énigmatique avant que je lise d'autres analyses sur internet. Mais la conclusion restera toujours la même, réalité ? ou invention de l'esprit ? Après avoir compris le livre, la dimension de celui-ci s'agrandit mais on a du mal à suivre la mise en abyme des idées de l'auteur.

7/10

vendredi 26 février 2010

Hahuri Suzumiya no Yuutsu ou la mélancolie d'Hahuri Suzumiya

Saison 2 26/02/2010
Wow ca fait bizarre de relire les vieux articles d'il y a longtemps. J'écrivais vraiment n'importe quoi.

Bon que dire ? Que les suites c'est pas souvent ça ?

Le premier épisode de la S2 démarre au quart des tours et présage tout ce qu'un oracle phrygien pourrait vomir de bien dans la carrière d'un héros de seconde zone.

La suite se découpe en deux arcs :

Endless Eight : 8 épisodes qui ne peuvent être regarder séparément mais qui pourtant se ressemblent étrangement. Autant vous dévoilez l'intrigue : Notre groupe se retrouve dans une boucle temporel d'une quinzaine de jours (p-ê 8 ?) pendant lesquels ils vont s'amuser sans s'arrêter. 1 épisode = 1 boucle temporel, 8 épisodes = 8 boucles temporels avec quasi aucune différence. Chaque épisodes comporte exactement les mêmes scènes et les même dialogues, le réalisateur a pourtant tout refait de a à z, y compris les doublages, ce qui fait que chaque épisodes est similaire sans l'être véritablement. On y verra les mêmes scènes avec des quelques différences comme les costumes, l'ordre des dialogues, l'angle de la scène, la place des personnages sur la scène etc. Métaphore de l'ennui, de la répétition palpable par le personnage de yuki, qui elle seule tout comme les spectateurs se rappelle des évènements des boucles précédentes. Transfert de notre "endless five" hebdomadaire au "endless eight" anime, répétition avec les même scènes mais pas forcément les mêmes habits.

Cet arc alimente beaucoup de discussion, certains crient au génie, d'autres à l'imposture. Moi je pencherais plutôt vers le dernier. 8 épisodes, c'est de l'arnaque totale, 5 aurait suffit. La musique aurait pu être beaucoup plus pesante au fur et à mesure des épisodes.

The sigh of Hahuri Suzumiya : Cette fois-ci on suit le tournage du film diffusé lors de la première saison. Pas grand chose de nouveau, beaucoup de blabla et l'histoire qui s'enlise.

Dommage le premier épisode était digne de la première saison, le reste ne relève que du fan service.






Saison 1 05/02/2007

Anime de 14 épisodes qui fait fureur en ce moment. Quand je dis fureur, c'est un raz de marée ! Découvert chez Nerae, je me suis demandé ce que pouvait cacher un nom aussi bizarre. C'est avec surprise que l'ampleur du phénomène dépasse ce que je pouvais imaginer, cherchez sur google et youtube vous comprendrez, sur les forums spécialisés le nombre de pages s'enchainent à grande vitesse rendant le tout illisible en cas d'absence de 2 jours, dépassant même Fate/Stay Night pour à peine 14 épisode de sortis.


Qu'est ce que donc Melancoly of Trucmuche ?


Comme d'habitude, rien d'exceptionnel mise à part un personnage principal qui est un peu plus original que d'habitude.
Le fil du scénario classique dont on peut savoir que les deux protagonistes mâle et femelle vont surement tomber amoureux tôt ou tard.
Le comique ressemble à celui de School Rumble en moins puissant
Le côté un peu Fan service, kawai, otakisme en puissance qu'on ressent un peu.
L'épisode 1 (0) est un peu nul (plein de gens le disent)

En gros rien de surprenant, ni de révolutionnaire mais qu'est ce qui rend tout le monde si fou ? Les extraterrestre ? un message subliminal d'un androïde ?


Bah, je ne sais pas; même moi je m'y suis pris au jeu. J'ai pas pu m'empêcher de revoir certains épisodes avant d'avoir mater entièrement la série, chose que je fais jamais.
L'ending en est la parfaite démonstration : La musique est pas terrible et les déhanchements des nanas sont enfantins. Mais, on ne peut pas s'empêcher de rester scotcher à regarder, obnibuler par je ne sais quel image subliminal qui contiendrait plus de 100 Tera-octets d'informations (Hum...)

La série est construite bizarrement, les studios ont délibérément mélangés l'ordre chronologique des épisodes ce qui donne des anachronismes bizarre : Tiens mais y sort d'où ce mec (le nouveau élève mystérieux) ! entrainant des réactions du genre : c'est dingue j'ai l'impression que j'ai raté un épisode.

Conclusion

Enfin, J'attendrais la fin pour donner un avis définitif mais je ne peux m'empêcher que la série est prometteur. C'est le studio qui a fait FMP fumoffu qui le réalise, d'ailleurs il y a des clins d'oeil dans un épisode, l'uniforme rappelle aussi celui de FMP...

http://premier-quartier.blogspot.com/

samedi 15 août 2009

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques



Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (Blade Runner), de Philip K. Dick.
Tout le monde a du voir le film de Ridley Scott. Je suis plutôt du genre puriste, le livre en 1, et le film en deux voir en 36 ème position, mais là le livre arrive juste à égaler le film avec Harisson Ford, mais quel film ! Pour information, L'histoire raconte la traque, par un chasseur de primes, de dangereux androïdes qui ont échappé à tout contrôle.

Comme Issac Asimov en son temps, Dick joue sur la différence entre humains et robots. Qu'est ce qui fait de nous des humains ? Qu'est qui nous distingue des autres ? L'empathie est un des critères clés reconnus dans le monde de Blade Runner, le Test Voight-Kampff en est la quintessence permettant aux hommes de reconnaître ou mieux : de dissocier les robots de ses semblables par des réflexes incontrôlables qui est en réalité greffés par une éducation quasi fasciste. Pourtant le lecteur n'aura de cesse, par empathie littéraire, de s'apercevoir que les quelques androïdes qui ont fuit vers la terre sont plus "humains" que les humains hormis en comportement envers les animaux. Les humains utilisent des orgues d'humeur programmant leurs émotions pour la journée : le matin déprime, l'après-midi : envie de regarder la télévision même s'il n'y a rien de bien, le soir : soumission envers le mari pour le bien du couple. Ce sont quelques exemples de ce que la femme du héros programme sur son orgue d'humeur. Lorsque le chasseur de primes rencontrent quelques androïdes comme la mythique Rachel, on se rends compte que ces androïdes pétillent de vie, d'émotions, de pensées, de fraicheur. On jurerait qu'on entendrait leurs battements de cœur. La réalité n'est pas ce qu'elle est, les humains d'aujourd'hui ne vaudraient surement pas mieux de la description des humains faites dans ce livre.

Il manque au livre une description plus profonde des villes, de la vie, trop souvent piraté par les images du film qui ressortent par-ci par-là de la mémoire. Certains passages restent encore abscons, qu'est-ce que cette religion : la mercerie ? Qu'est ce que cette fusion ? L'auteur aime bien dans ses livres jouer avec la réalité et la fiction mais le développement de certains personnages me semblent bizarre, flirtant avec un côté irréaliste et illusoire, on reste sur sa faim jusqu'au bout, une seconde lecture pourrait aider à la compréhension.

Cependant, il y a beaucoup d'idées intéressantes non reprises dans le film comme les animaux électriques et leurs rapports avec l'homme(le titre origal étant Do Androids dream of electric sheep ?, d'ailleurs c'est une aberration totale de la part de l'éditeur d'avoir renommer le livre en Blade Runner à cause du succès du film), de la programmation des sensations,la mercerie, de l'exode vers Mars etc... La principale différence étant que la terre de Ridley Scott est remplie de monde alors que celui de Dick en est vidé.

Ce n'est pas le meilleur de K Dick (voir substance mort, Ubik)mais ce livre reste un classique des classiques de la SF.

8.5/10

mardi 5 mai 2009

Freedom - Anime



Freedom est la dernière production de Katsuhiro otomo.

Ere post-apocalyptique, la terre est devenue invivable. Les terriens restants sont cantonnés dans une immense base lunaire gouverné par un système dépersonnalisant et très stricte. La moindre entorse aux règlements est sanctionnée par des heures de travaux d'intérêts. Un petit bracelet rappelle à chaque moment les devoirs et les obligations des citoyens d'Eden, la base lunaire. Le héros dont j'ai oublié le nom est un petit rebelle, il modifie ses motos, traine en bande, participe à des courses de moto pour draguer des filles jusqu'au jour où il trouve une photo qui tombe du ciel et qui semble provenir de la terre...

J'adore akira mais là ce n'est pas terrible et toc !

Commandé par Nissin, un marchand de nouilles instantanées, l'anime possède un design particulier à Otomo qui est très alléchant. Provenant d'un univers futuriste, cyberpunk, ses véhicules et ses bâtiments sont très réussis mais l'animation et l'histoire sont peu convaincantes.
D'une part, bien que les décors sont magnifiques et regorgent de détails, l'animation en 3D des personnages est mal réalisé. Les protagonistes ressemblent à des pantins désarticulés qui bougent trop vite ou trop lentement leur mimiques humaines. Le personnage montre les dents de l'apex à la racine pour exprimer l'agressivité, le défi. C'est tellement moche que c'est à tomber par terre.
D'autre part, l'histoire est sans intérêt, le héros fait n'importe quoi pour n'importe quelle raison. Tout est bon pour qu'il change d'endroit et de décor.



Au final, OAV avec un très bon design et un bon décor. Il ne manque plus que le reste du boulot.
4/10

lundi 23 février 2009

Histoire du Futur

Nouvelles de Robert A. Heinlein (Big boss de la S.F. au même titre qu'aasimov et cie)

Histoire du Futur décrit la terre dans le futur de 1950 jusqu'en 2600. Les nouvelles peuvent être courtes ou très longues. La particularité est qu'elles se suivent par des ellipses narratives de durée variable entraînant le lecteur de la simple route à la conquête et la colonisation de l'espace.

Histoire du Futur I

Ligne de Vie
Le docteur pinero invente la machine permettant de connaître la date de la mort d'un individu, les membres de l'académie des sciences sont sceptiques et le prennent pour un charlatan.

Les routes doivent rouler
Les routes du futur, sorte de tapis roulant à très grande vitesse, permettent de desservir toutes les villes,et assurent le transport de millions de passagers. Un moindre arrêt bloquerait toute une région. Les ingénieurs commandent, les techniciens effectuent et ce jusqu'au jour où ces derniers aspirent à sortir de la route.

Il arrive que ça saute
Dans une centrale nucléaire à haut risque, des psys surveillent le personnel ainsi eux-mêmes, dans le but de détecter tout début de déviation mentale afin de diminuer les risques d'accident nucléaire. Un jour le super-intendant excédé par le nombre de personnes qu'il doit mettre en arrêt de travail engage un psy renommé.

L'homme qui vendit la lune
Un riche homme d'affaires décide de construire une fusée pour aller sur la lune, suite aux déboires de la centrale nucléaire, il doit récolter des fonds pour financer son projet.

Dalila et l'homme de l'espace
L'intendant d'une station spatiale reçoit GB Mcnye, un ingénieur électricien. Il apprend que c'est une femme, qui va se retrouver en être la seule à bord. Ayant peur pour ses hommes, il décide de la virer.

Premier livre de l'histoire du futur, les 3 premières nouvelles sont sans surprises, je n'ai pas trop compris la fin de certaines. Dans ligne de vie, on observe un scientifique qui commence par bouleverser le monde qui n'arrive pas à s'adapter. D'une part par gens de science, puis par le capitalisme mondial. Dans les routes doivent rouler, on apprends que demain sera constitué de mégalopoles, d'énormes routes qui roulent, de voitures se mouvant à des vitesses faramineuses mais aussi à des techniciens qui rêvent de fonctionnalisme, désirant que la position sociale correspond au degré d'importance de leur métier.
Ensuite vient Il arrive que ça saute, au début du récit on y voit une psychose paranoïaque des employés de la centrale, dommage que l'auteur n'a pas suivit cette piste car la nouvelle dévie vers des explications un peu foireuses qui amène un peu à n'importe quoi. C'est la moins bonne nouvelle.
L'homme qui vendit la lune, est quand à lui extraordinaire, on y voit un capitalisme débridé, prêt à tout pour l'argent, incarné par Harriman, un entrepreneur aux idées extravagantes mais visionnaire. D'une folie enfantine oubliant complètement le capitalisme, il va permettre à l'humanité de réaliser ce que les américains ont réalisé des années plus tard, et de rêver ce qu'on a jamais fait : coloniser la lune. Cette nouvelle est une des meilleures et franchement incroyable dans sa structure et ses images.

Au final, les trois premières nouvelles ne sont pas très digestes mais elles posent les bases de notre terre au bord du futur. La narration de l'auteur est synthétique et classique. Il n'utilise ni tensions, suspense ni cliffhanger mais on reste agréablement surpris qu'on aime à le lire et à suivre les nouvelles. L'humour parsemé de-ci de-là égaye un peu le récit. Mais le plus convaincant reste une intemporalité du récit qui nous fait rentrer dans un monde pas si éloigné du notre...

7/10
Parmi les 5 nouvelles, une sort très loin du lot mais certaines ne sont pas très gais. Mais les idées émises sont largement suffisante pour que je m'intéresse à la suite.

samedi 24 janvier 2009

Aïe Rond man


Iron man

Blockbuster américain, un homme crée un exosquelette et devient un super héros.

Un marchand d'armes est fait prisonnier par des méchants au look pas ricain, il crée un exosquelette pour s'échapper et renonce à vendre des objets de mort.

Le scénario tient sur trois lignes. Bien que s'écartant des codes du genre : Histoire d'amour larmoyant, nana attachée au dessus d'un bain d'acide, heros qui sauve le gars qui tombe d'un immeuble de 100 étages...; il ne s'en écarte pas totalement : Blabla digne d'un petit pois, nana un peu rousse Oo, majordome tatillon, secteur top secret, création d'objets "designés" en accéléré, situations improbables...

Les effets spéciaux sont bien fait mais où est le scénar ?

5/10

Episode 1 : L'introduction des super Héros c'est toujours chiant,
Episode 2 : Vient l'histoire d'amour avec la nana, c'est chiant,
Episode 3 : après ils doutent d'eux même c'est chiant,
Episode 4 : Ils ont confiance en eux-même, et ils pètent la forme.

Moralité : Vivement Iron Man 4

jeudi 15 janvier 2009

Eden log



Eden Log

Film sortie en 2007 avec Clovis Cornillac réalisé par Franck Vestiel.

Film français se déroulant dans le futur, un homme amnésique reprend conscience dans la boue au fin fond d'un complexe sous terrain. Il va essayer de se remémorer son passé tout en remontant à la surface.

Peu de dialogue. Univers sombre et décalé. Ambiance oppressante, technologie cyberpunk. Cavernes et sous terrains à gogo. Voilà ce qu'on peut voir en regardant Eden log.
On suit le personnage principal du niveau -4 au niveau 0 et peu à peu on observe la lente transformation de l'homme. Au départ bestial, et machiavélique, il va au fur et à mesure reprendre des couleurs et une apparence extérieur humaine. La crasse part petit à petit, il porte de nouveaux vêtements et sa parole revient en même temps que sa vigueur. Au dernier niveau, il sera visuellement impeccable, propre et se confond avec n'importe quel homme de la surface. Mais intérieurement, au plus profond de lui, il se déshumanise, il perd la conscience de son être et il s'opère alors une métamorphose où son extérieur se réfugie vers son Moi intérieur. Pour éviter de tomber dans la monstruosité il se bat intérieurement de toute ses forces, la personne qui va l'accompagner va l'aider dans ce cheminement. Mais celle-ci comme tous les autres membres d'Eden Log va succomber à sa corruption.

Assez étrange, le film démarre plutôt lentement, ce qui donne une légère mauvaise impression de nanard. Mais la suite est réellement convaincante dans l'atmosphère, et la réalisation. La scène du viol est réellement sublime dans la fusion de l'horreur et du rêve éveillé.

8/10

vendredi 9 janvier 2009

Fahrenheit 451


De Ray Bradbury

"Quand est-ce que tout ça a commencé,[...], ce que vous m'avez demandez, ce boulot qu'on fait, comment c'est venu, où, quand ? [...]

Le fait est que nous n'avons pris de l'importance qu'avec l'apparition de la photographie. Puis du cinéma, au début du vingtième siècle. Radio. Télévision. On a commencé à avoir là des phénomènes de masse. [...]
Et parce que c'étaient des phénomènes de masse, ils se sont simplifiés, poursuivit Beatty. [...]
Imaginez le tableau. L'homme du dix-neuvième siècle avec ses chevaux, ses chiens, ses charettes : un film au ralenti. Puis, au vingtième siècle, on passe en accéléré. Livres racourcis. Condensés, Digests. Abrégés. Tout est réduit au gag, à la chute.
- La chute, approuva Mildred.
- Les classiques ramenés à des émissions de radio d'un quart d'heure , puis coupés de nouveau pour tenir en un compte rendu de deux minutes, avant de finir en un résumé de dictionnaire de dix à douze lignes. [...]

Accélerez-encore le film [...] Condensés de condensés.Condensés de condensés de condensés. La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps ! [...]

La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe sont de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat, seul le travail compte, le plaisir c'est pour après. Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons, de faire fonctionner des commutateurs de serrer des vis et des écrous ?[...]

D'avantage de sports pour chacun, esprit d'équipe, tout ça dans la bonne hmleur, et on n'a plus besoin de penser , non ? Organisez et organisez et super organisez de super-super-super sports. Encore plus de dessins humoristiques. Plus d'images. L'esprit absorbe de moins en moins. Impatience. Autoroutes débordantes de foules qui vont quelque part, on ne sait où, nulle part. L'exode au volant. Les villes se transforment en motels, les gens en marées de nomades commandées par la lune, couchant ce soir dans la chambre où vous dormiez à midi et moi la veille.[...]

Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants de créateurs, le mot "intellectuel" est , bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être. On a toujours peur de l'inconnu.[..]

Il faut que vous compreniez que notre civilisation est si vaste que nous ne pouvons nous permettre d'inquiéter et de déranger nos minorités. Posez-vous la question : Qu'est ce que nous désirons par-dessus tout dans ce pays ? Ne veillons -nous pas à ce qu'ils soient toujours en mouvement, à ce qu'ils aient des distractions ? Nous ne vivons que pour ça, non ? Pour le plaisir, l'excitation ? Et bous devez admettre que notre culture nous fournit tout ça à foison.[...]

Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question; proposez-lui- en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours où l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel État ou de la quantité de maïs récoltée dans l'Iowa l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. Tout homme capable de démonter un télécran mural et de le remonter , et la plupart des hommes en sont aujourd'hui capables, est plus heureux que celui qui essaie de jouer de la règle de calcul, de mesurer, de mettre l'univers en équations, ce qui peut se faire sans que l'homme se sente solitaire et ravalé au rang de la bête.

Je le sais, j'ai essayé. Au diable, tout ça. Alors place aux clubs et aux soirées entre amis, aux acrobates et aux prestidigitateurs, aux casse cou [...] , à tout ce qui ne suppose que des réflexes automatiques.[...] Tout ce que je réclame, c'est de la distraction.


écrit en 1953 ...

9.5/10, a sa place avec 1984 de Georges Orwell.

mardi 10 juillet 2007

Ubik

Ubik de Philippe K. Dick.

Nombre de pages lues en mode Diesel.
y a 3 semaines: 3
2 semaines: 2
2 jours: 5
Hier: 75
Aujourd'hui: 200

Livre incroyable qui finira dans ma collec' phare avec les 1984 de George Orwell, les fondation d'Isaac Asimov , les Tolkien etc...

Dans un monde futur où règne les pouvoirs pyschiques et anti-psychiques, un groupe de neutraliseurs, d'antipouvoirs est réuni pour participer à une mission dangereuse mais bien payée. L'auteur jongle entre réalité et univers fictive, et comme le dit si bien le texte pour accrocher le lecteur au dos du livre : "Tous les thèmes de la S-F. semblent s'y être donné rendez-vous ...".

Un seul point qui m'a fait sursauter : "les ions positifs = pléonasme" ? Ah bon ? ça existe pô les négatifs ?