Dans la ferme de Mr Jones il y a des animaux. Ils travaillent tous très durs pour Mr Jones sans recevoir de paiement de sa part. Certains de ces animaux sont intelligents, ce sont principalement les cochons. Un jour, un cochon au nom de Sage l'ancien, prédit la fin de la dictature de l'homme, il prédit le soulèvement des animaux contre l’oppression humaine. Il créa un hymne nationale : les bêtes d'Angleterre. Puis il mourut avant que son rêve ne se réalisa. Mais ses idées ont germé dans la tête de deux autres cochons, Napoléon et Boule de Neige qui plus tard réussit à évincer Mr Jones de sa propre ferme. A partir de là, la dictature laissa place à la joie, les animaux seront leur propre maître et la démocratie s'installa dans la ferme des animaux ... ou pas.
Roman de Georges Orwell publié en 1945, critiquant le régime bolchévique. S'autocensurant pour éviter la censure, car la Grande Bretagne était allié des russes pendant la seconde guerre mondiale.
"Tous les animaux sont égaux mais certains le sont plus que d'autres "
9/10
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dimanche 16 janvier 2011
mardi 1 septembre 2009
Numéro 9

Une petite machine se réveille d'une longue torpeur, son créateur a l'air mort, de la taille de pinocchio il se meut vers l'extérieur. A sa surprise, tout est détruit et la civilisation a quitté les lieux. Il rencontre rapidement un autre petit automate portant un numéro comme lui. Le numéro 9 est inscrit sur son torse et c'est le dernier né des petits robots créés pour s'opposer à des machines destructrices qui règnent dans la région.
Le synopsis écrit pour ce film est assez repoussant, on y parle d'un gars qui va sauver le monde (génial !), une civilisation (ouais!), il est le seul à pouvoir le faire (oh!) car c'est l'élu (euh !), c'est son destin (hmmm hmmm!). Ca a tout l'air d'un film exclusivement pour enfants alors que c'est visible par tous. Pour résumer, le marketing autour du film est totalement pourri. Il n'y a que : avec elijah wood ou par le producteur Tim Burton, ou par le fils, qui a fait pipi sur la jaquette, du chien de la maîtresse du chauffeur de Spielberg ! qui a l'air assez crédible.
Le film a une atmosphère un peu glauque, légèrement gothique (Tim Burton oblige), lourd et des tons très sombres. On est loin des films rose bonbons. La bande-son est malsaine et les scènes sont réalisées avec un certain contrôle de la tension des spectacteurs. Mon Neveu de 8 ans, à côté de moi, a du loupé 15 mn au total du film, en utilisant la technique de la main devant les yeux.
Le monde a des allures de steampunk : des robots manufacturés dans des grosses usines métalliques, des décors des habitations fin XVIIIème, début XIXème siècle. l'inventeur a un plus atelier du genre mécanicien que du genre mecha robot futuriste. Quelques signes alchimiques renforce la vision dystopique plutôt qu'utopique, d'une révolte machines vs humains.
Côté technique, c'est très bien réalisé : les détails sont très fins, les décors post-apo réalistes. On est dans l'ambiance rapidement, et l'univers est accrocheur. Les mouvements des petits mannequins sont fluides et ressemblent plus à de l'animation classique qu'aux mouvements réels des humains mais on n'y fait point attention.
Finalement, on a un film d'animation de très bonne facture qui tient bien en haleine le spectacteur. On est plus dans un film d'action qu'un film à messages intellectuels mais on y prend gout avec l'univers décalé par rapport aux ténors du genre hollywoodien. On regrette, vers la fin, le culte de l'héroïsme et de la destinée navrante caractéristiques des films américains
7/010
samedi 15 août 2009
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques
Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (Blade Runner), de Philip K. Dick.
Tout le monde a du voir le film de Ridley Scott. Je suis plutôt du genre puriste, le livre en 1, et le film en deux voir en 36 ème position, mais là le livre arrive juste à égaler le film avec Harisson Ford, mais quel film ! Pour information, L'histoire raconte la traque, par un chasseur de primes, de dangereux androïdes qui ont échappé à tout contrôle.
Comme Issac Asimov en son temps, Dick joue sur la différence entre humains et robots. Qu'est ce qui fait de nous des humains ? Qu'est qui nous distingue des autres ? L'empathie est un des critères clés reconnus dans le monde de Blade Runner, le Test Voight-Kampff en est la quintessence permettant aux hommes de reconnaître ou mieux : de dissocier les robots de ses semblables par des réflexes incontrôlables qui est en réalité greffés par une éducation quasi fasciste. Pourtant le lecteur n'aura de cesse, par empathie littéraire, de s'apercevoir que les quelques androïdes qui ont fuit vers la terre sont plus "humains" que les humains hormis en comportement envers les animaux. Les humains utilisent des orgues d'humeur programmant leurs émotions pour la journée : le matin déprime, l'après-midi : envie de regarder la télévision même s'il n'y a rien de bien, le soir : soumission envers le mari pour le bien du couple. Ce sont quelques exemples de ce que la femme du héros programme sur son orgue d'humeur. Lorsque le chasseur de primes rencontrent quelques androïdes comme la mythique Rachel, on se rends compte que ces androïdes pétillent de vie, d'émotions, de pensées, de fraicheur. On jurerait qu'on entendrait leurs battements de cœur. La réalité n'est pas ce qu'elle est, les humains d'aujourd'hui ne vaudraient surement pas mieux de la description des humains faites dans ce livre.
Il manque au livre une description plus profonde des villes, de la vie, trop souvent piraté par les images du film qui ressortent par-ci par-là de la mémoire. Certains passages restent encore abscons, qu'est-ce que cette religion : la mercerie ? Qu'est ce que cette fusion ? L'auteur aime bien dans ses livres jouer avec la réalité et la fiction mais le développement de certains personnages me semblent bizarre, flirtant avec un côté irréaliste et illusoire, on reste sur sa faim jusqu'au bout, une seconde lecture pourrait aider à la compréhension.
Cependant, il y a beaucoup d'idées intéressantes non reprises dans le film comme les animaux électriques et leurs rapports avec l'homme(le titre origal étant Do Androids dream of electric sheep ?, d'ailleurs c'est une aberration totale de la part de l'éditeur d'avoir renommer le livre en Blade Runner à cause du succès du film), de la programmation des sensations,la mercerie, de l'exode vers Mars etc... La principale différence étant que la terre de Ridley Scott est remplie de monde alors que celui de Dick en est vidé.
Ce n'est pas le meilleur de K Dick (voir substance mort, Ubik)mais ce livre reste un classique des classiques de la SF.
8.5/10
jeudi 15 janvier 2009
Eden log
Eden Log
Film sortie en 2007 avec Clovis Cornillac réalisé par Franck Vestiel.
Film français se déroulant dans le futur, un homme amnésique reprend conscience dans la boue au fin fond d'un complexe sous terrain. Il va essayer de se remémorer son passé tout en remontant à la surface.
Peu de dialogue. Univers sombre et décalé. Ambiance oppressante, technologie cyberpunk. Cavernes et sous terrains à gogo. Voilà ce qu'on peut voir en regardant Eden log.
On suit le personnage principal du niveau -4 au niveau 0 et peu à peu on observe la lente transformation de l'homme. Au départ bestial, et machiavélique, il va au fur et à mesure reprendre des couleurs et une apparence extérieur humaine. La crasse part petit à petit, il porte de nouveaux vêtements et sa parole revient en même temps que sa vigueur. Au dernier niveau, il sera visuellement impeccable, propre et se confond avec n'importe quel homme de la surface. Mais intérieurement, au plus profond de lui, il se déshumanise, il perd la conscience de son être et il s'opère alors une métamorphose où son extérieur se réfugie vers son Moi intérieur. Pour éviter de tomber dans la monstruosité il se bat intérieurement de toute ses forces, la personne qui va l'accompagner va l'aider dans ce cheminement. Mais celle-ci comme tous les autres membres d'Eden Log va succomber à sa corruption.
Assez étrange, le film démarre plutôt lentement, ce qui donne une légère mauvaise impression de nanard. Mais la suite est réellement convaincante dans l'atmosphère, et la réalisation. La scène du viol est réellement sublime dans la fusion de l'horreur et du rêve éveillé.
8/10
vendredi 9 janvier 2009
Fahrenheit 451
De Ray Bradbury
"Quand est-ce que tout ça a commencé,[...], ce que vous m'avez demandez, ce boulot qu'on fait, comment c'est venu, où, quand ? [...]
Le fait est que nous n'avons pris de l'importance qu'avec l'apparition de la photographie. Puis du cinéma, au début du vingtième siècle. Radio. Télévision. On a commencé à avoir là des phénomènes de masse. [...]
Et parce que c'étaient des phénomènes de masse, ils se sont simplifiés, poursuivit Beatty. [...]
Imaginez le tableau. L'homme du dix-neuvième siècle avec ses chevaux, ses chiens, ses charettes : un film au ralenti. Puis, au vingtième siècle, on passe en accéléré. Livres racourcis. Condensés, Digests. Abrégés. Tout est réduit au gag, à la chute.
- La chute, approuva Mildred.
- Les classiques ramenés à des émissions de radio d'un quart d'heure , puis coupés de nouveau pour tenir en un compte rendu de deux minutes, avant de finir en un résumé de dictionnaire de dix à douze lignes. [...]
Accélerez-encore le film [...] Condensés de condensés.Condensés de condensés de condensés. La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps ! [...]
La scolarité est écourtée, la discipline se relâche, la philosophie, l'histoire, les langues sont abandonnées, l'anglais et l'orthographe sont de plus en plus négligés, et finalement presque ignorés. On vit dans l'immédiat, seul le travail compte, le plaisir c'est pour après. Pourquoi apprendre quoi que ce soit quand il suffit d'appuyer sur des boutons, de faire fonctionner des commutateurs de serrer des vis et des écrous ?[...]
D'avantage de sports pour chacun, esprit d'équipe, tout ça dans la bonne hmleur, et on n'a plus besoin de penser , non ? Organisez et organisez et super organisez de super-super-super sports. Encore plus de dessins humoristiques. Plus d'images. L'esprit absorbe de moins en moins. Impatience. Autoroutes débordantes de foules qui vont quelque part, on ne sait où, nulle part. L'exode au volant. Les villes se transforment en motels, les gens en marées de nomades commandées par la lune, couchant ce soir dans la chambre où vous dormiez à midi et moi la veille.[...]
Le système scolaire produisant de plus en plus de coureurs, sauteurs, pilotes de course, bricoleurs, escamoteurs, aviateurs, nageurs, au lieu de chercheurs, de critiques, de savants de créateurs, le mot "intellectuel" est , bien entendu, devenu l'injure qu'il méritait d'être. On a toujours peur de l'inconnu.[..]
Il faut que vous compreniez que notre civilisation est si vaste que nous ne pouvons nous permettre d'inquiéter et de déranger nos minorités. Posez-vous la question : Qu'est ce que nous désirons par-dessus tout dans ce pays ? Ne veillons -nous pas à ce qu'ils soient toujours en mouvement, à ce qu'ils aient des distractions ? Nous ne vivons que pour ça, non ? Pour le plaisir, l'excitation ? Et bous devez admettre que notre culture nous fournit tout ça à foison.[...]
Si vous ne voulez pas qu'un homme se rende malheureux avec la politique, n'allez pas lui casser la tête en lui proposant deux points de vue sur une question; proposez-lui- en un seul. Mieux encore, ne lui en proposez aucun. Qu'il oublie jusqu'à l'existence de la guerre. Si le gouvernement est inefficace, pesant, gourmand en matière d'impôt, cela vaut mieux que d'embêter les gens avec ça. La paix, Montag. Proposez des concours où l'on gagne en se souvenant des paroles de quelque chanson populaire, du nom de la capitale de tel ou tel État ou de la quantité de maïs récoltée dans l'Iowa l'année précédente. Bourrez les gens de données incombustibles, gorgez-les de "faits", qu'ils se sentent gavés, mais absolument "brillants" côté information. Ils auront l'impression de penser, ils auront le sentiment du mouvement tout en faisant du sur-place. Et ils seront heureux parce que de tels faits ne changent pas. Ne les engagez pas sur des terrains glissants comme la philosophie ou la sociologie pour relier les choses entre elles. Tout homme capable de démonter un télécran mural et de le remonter , et la plupart des hommes en sont aujourd'hui capables, est plus heureux que celui qui essaie de jouer de la règle de calcul, de mesurer, de mettre l'univers en équations, ce qui peut se faire sans que l'homme se sente solitaire et ravalé au rang de la bête.
Je le sais, j'ai essayé. Au diable, tout ça. Alors place aux clubs et aux soirées entre amis, aux acrobates et aux prestidigitateurs, aux casse cou [...] , à tout ce qui ne suppose que des réflexes automatiques.[...] Tout ce que je réclame, c'est de la distraction.
écrit en 1953 ...
9.5/10, a sa place avec 1984 de Georges Orwell.
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